Le salar d’Uyuni : magique

Uyuni : 25 avril 2019

S’il n’y avait qu’une raison de visiter la Bolivie, c’est celle de bivouaquer sous les étoiles du plus grand désert de sel de la planète, le salar d’Uyuni, également plus grande surface plane de notre terre, 12 500 km2. 

A 3700m d’altitude, Uyuni ville de 11 000 habitants ressemble à une vraie ville de western avec son cimetière de locomotives, ses rues longues plates et poussiéreuses balayées par le vent, des cochons et des chiens qui vagabondent au milieu des détritus et un froid qui s’abat dès la tombée du jour vers 18h…ça donne envie, non ? 🙂 Les habitants mènent une vie rude, sont travailleurs du sel, mineurs et paysans. Alors pourquoi une étape à Uyuni ? Pour son salar et malgré la pléthore d’hôtels le service et la qualité sont médiocres et les prix nettement plus élevés qu’ailleurs, et bien que les températures peuvent tomber sous les -15°C, peu d’établissement sont chauffés, quant à l’eau chaude les tuyaux gelant la nuit mieux vaut prendre sa douche le soir… 

Nous resterons donc dans le confort de notre maison sur roues, chauffage et eau chaude inclus 🙂 après avoir trouvé refuge dans la cour d’Emilio avec électricité mais sans aboiements de chiens la nuit ce qui pour la région est un vrai « plus » pour une nuit paisible. 

Salar Uyuni depuis Incahuasi & CC drone
Salar Uyuni depuis Incahuasi drone
Salar Uyuni monument Dakar & Némo

Le salar : 120m de couches de sel, de sédiments et de minéraux suite à l’assèchement il y a 40 000 ans de grands lacs formés après le retrait de l’Atlantique qui venait jusque-là à 3700 m d’altitude… A perte de vue s’étend une croute de sel d’une éclatante blancheur semée de rares îlots hérissés de cactus. Entre janvier et mars se forme une fine pellicule d’eau, le salar est alors inaccessible. 

Lors de notre passage fin avril il y avait encore de l’eau à l’entrée du salar qui se fait à Colchani et là pas d’erreur à commettre pour arriver juste quelques centaines de mètres plus loin sur l’étendue blanche et dure. Un guide en 4×4 nous montrera gentiment le chemin d’entrée bien tortueux, un écart d’un seul mètre et nous serions tanqués dans un gros trou d’eau et de sel, type sel mouvant… J’en connais qui sont restés quelques jours avant de pouvoir sortir leur vaisseau spatial de l’enfer… 

Ensuite un peu plus sereins nous naviguerons au cap vers « l’île Incahuasi » à 80km de là. 

Selon les experts, ici dormiraient 60% des réserves mondiales de lithium … et bien sûr le gouvernement actuel d’Evo Morales s’est déjà lancé dans l’exploitation de cet immense gisement pensant assurer l’indépendance financière du pays, voire son essor … ou l’avenir des politiques seulement … Y a du travail !! Et quel impact sur l’environnement de ce site ? Pauvre Terre en bien mauvais état … 

Nous arriverons pour le déjeuner sur notre spot de « l’île Incahuasi », soleil bonne température, peu de vent mais 3700m, alors prenons notre temps car le souffle est court 🙂 

Nous sommes au centre du salar, au milieu de rien, du sel à perte de vue, mais quel spectacle ! Nous ferons le tour de « l’île » tranquillement au milieu de cactus énormes mesurant 10m de hauteur. Nous choisirons ensuite notre bivouac pour la nuit protégés par « l’île » en ayant demandé auparavant  d’où vient le vent la nuit afin de ne pas trop subir (le vent faisant chuter les températures déjà fraîches). 

Dîner prévu depuis longue date, foie gras, Sauternes et chandelles amenés de France pour l’occasion, un ciel et ses millions d’étoiles sans l’ombre d’un nuage ou d’une trace de pollution et un silence, un vrai silence qui vous empêche de vous endormir tant il est « justement silencieux » … 🙂 

Endroit magique 

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