Patagonie

Faro Punta DelgadaVaste pays que l’Argentine aux multiples facettes, de Buenos Aires à Ushuaia, d’El Calafate à Salta, plages, pampa, glaciers, montagnes. Située dans l’hémisphère sud ses saisons sont donc inversées par rapport à la France, c’est donc pendant « notre » hiver que nous visitons le sud de l’Argentine, de la péninsule Valdès au Perito Moreno un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, en passant par Ushuaia et le cap Horn si le temps le permet… Arrivés à Buenos Aires début novembre, nous repartons aussitôt pour la péninsule Valdès où nous irons à la rencontre des baleines et de leurs petits (enfin petits par rapport à leur mère de 30 tonnes, mais pesant quelques tonnes tout de même). Nous séjournerons dans le phare de la punta Delgada, construit par un français et qui surplombe une falaise où en contrebas se prélasse une colonie d’éléphants de mer.
C’est sur cette péninsule que nous verrons nos premiers manchots en train de couver…dans des terriers. Ce n’est pas l’image Pingouins Magellanqui vous vient en tête de prime abord, mais nous ne sommes pas en Antarctique au pays des manchots et ces terriers font plutôt penser à ce que nous connaissons chez nous, mais pour les lapins…

elephant merComme nous sommes amoureux et respectueux de la faune sauvage, il nous sera autorisé de passer des heures au bord de la mer à quelques mètres des éléphants de mer et des goélands venant leur chaparder quelques restes de nourriture. Les premiers moments seront des rounds d’observation, tant pour eux que pour nous, ces bestioles pèsent 2 à 3 tonnes, sont dotées de canines redoutables mais ne sont pas trop rapides dans leurs déplacements…Nous vivrons ensuite de grands instants car ne voyant plus en nous d’éventuels concurrents, ils retournèrent à leurs ébats, siestes, jeux, bagarres soit entre eux soit contre les goélands peu farouches venant jusque dans leur gueule chaparder quelques reliefs…un régal.

baleine queueNous irons ensuite à Puerto Pyramides embarquer sur de grands zodiacs d’une dizaine de places à la rencontre des baleines. Là encore nous en reviendrons émerveillés après s’être fait « cracher » Cécile et moi par un baleineau jouant près de notre zodiac, semblant d’un coup bien frêle embarcation à côté de son corps quand il décida de passer dessous…Ces quelques heures passées sur l’eau auprès de ces mammifères feront partie des moments forts de nos voyages. Le zodiac est une meilleure solution que le bateau, il nous permet d’être au niveau de la surface de l’eau et donc des baleines, et d’être bien moins nombreux que sur un bateau traditionnel.baleine events

Mare Australis a quaiNous partons ensuite pour Ushuaia où j’ai réservé une croisière de 4 jours sur le Mare Australis, direction la Cap Horn en espérant y débarquer si les conditions le permettent, puis retour par le canal de Beagle et les canaux de Patagonie plus au nord pour arriver à Puerto Natales au Chili après avoir fait quelques détours s’approchant des glaciers en zodiac, de l’ile Magdalena dans le détroit de Magellan où nous rencontrerons une autre colonie de manchots. Tous les jours nous avons fait deux à trois sorties à bord des zodiacs du Mare Australis en compagnie de scientifiques qui nous commentaient donc « en live » ce que nous vivions. Le débarquement sur le Cap Horn faisait justement partie d’une des premières sorties. Nous sommes arrivés vers 6h du matin sous un soleil éclatant et une mer d’huile, donc sortie au programme, bien que le temps puisse changer en quelques minutes, mais faisons confiance à la météo du capitaine et goûtons ce plaisir. Voir l’océan atlantique rejoindre l’océan pacifique, penser que nous sommes au bout du monde (après y a plus rien, on tombe….) seule prochaine terre lointaine et presque inaccessible, l’Antarctique, vous envahit d’une sensation à nulle autre pareille. Nous avons fait tamponner nos passeports par les militaires stationnés sur ce caillou inhospitalier, le Cap Horn est bien au Chili, et ce tampon cap hornest quand même un peu unique.

Nous sommes restés 3 heures sur cet ilôt et on ne nous avait pas menti, nous avons connu tous les temps pendant ces 3 heures, soleil, pluie, vent violent et même neige……les vents soufflent régulièrement à plus de 200km/h. nous réembarquons avec les zodiacs sur le Mare Australis, mais la houle est maintenant bien présente et monter à bord de nos zodiacs est parfois un peu sport (il n’y a aucun quai au Cap Horn….et tant mieux…)

Nous passerons la nuit à remonter les canaux entre les glaciers, débarquerons plusieurs fois à leurs pieds en dégustant une glace d’une pureté rare et probablement vieille de quelques centaines d’années. J’en rapporterai un échantillon (non ce n’est pas bien …), que je mettrai avec plaisir dans un verre de whisky servi au bar de notre bateau et que je dégusterai lentement eu égard à l’âge respectable de mon glaçon. Glacier tombant ds pacifique PatagonieAM et son glacon glacier patagonien  baie mare australis

Perito Morenoiceberg argentineArrivés à Puerto Natales, nous retournerons en Argentine en bus, à El Calafate au pied du glacier Perito Moreno sur lequel nous effectuerons chaussés de crampons une ballade de quelques heures et entendrons ses craquements et explosions dûs à l’air emprisonné dans la glace. Nous irons le lendemain croiser sur le lago Argentino où 3 glaciers s’y rejoignent desquels se détachent quelques gros icebergs qui iront à la dérive rejoindre l’océan pacifique : attention navigation prudente…. Il sera temps alors de s’envoler pour Buenos Aires, capitale presque européenne et aller aux classes de tango, mais ce sera pour un autre article…

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