Pérou : Nazca lignes et géoglyphes

Nazca : 2 octobre 

 

Après la traversée impressionnante et magnifique des cordillères depuis Cusco, car il y a bien 3 cordillères principales, la plus connue est bien sûr la cordillère des Andes à l’est, puis la cordillère centrale et enfin la cordillère côtière qui plonge dans le Pacifique. C’est donc après 750km, des milliers de virages et 3 jours de conduite (on roule à bord d’un camping-car pas d’une puissante GT… 🙂 ) sans compter les bivouacs qu’il fallut trouver en-dessous de 3000m d’altitude (et oui toujours cette fichue altitude qui peut vous gâcher les nuits …) car cette route montagnarde chemine en moyenne à 3500 – 4200m, que nous atteignons Nazca, ville de 30 000 habitants. 

Route vers Nazca
Route vers Nazca & âne
Route vers Nazca & cc
Route vers Nazca etape Puigo
Nettoyage CC a la bassine

 Bivouac à Puquio 3050m

Lavage à la péruvienne

 C’est dans une pampa aride, l’une des plus sèches au monde, qu’un américain Paul Kosok découvrit en 1939 en la survolant d’étranges figures tracées à même le sol du désert. 

Ces motifs gigantesques sont datés entre le 1er millénaire avant JC et 900 ans après et ont été tracés par la civilisation Nazca et peut être aussi Paracas. La signification de ces lignes parfois longues de plusieurs kilomètres et de ces figures reste un mystère même si les théories sur le sujet abondent. Une mathématicienne allemande, Maria Reiche venue au Pérou en 1932 y resta finalement jusqu’à la fin de ses jours en 1998 se consacrant entièrement à l’étude de ses lignes et géoglyphes. 

Pour elle, ils constituaient surtout un calendrier astronomique certaines formes figurant des constellations et certaines lignes étant dans l’axe du soleil au moment des solstices et des équinoxes. Les motifs ont une profondeur de 10 à 30cm tracés par déplacement des cailloux recouvrant le sol désertique et sont ainsi conservés grâce au climat exceptionnellement  sec de la région. On a dénombré une centaine de figures animales sur 500km2 dont le célèbre colibri de 96m de long, le singe de 110m, le condor de 136m et un oiseau serpent de 300m que malheureusement la panaméricaine coupe en deux… !! Site à l’Unesco mais peu de respect de la part des autorités chiliennes alors qu’il était facile de contourner la zone… La seule façon de bien les voir est de faire un tour en avion au-dessus du désert (une autre « attraction » pas donnée, 100USD, après le Machu Picchu, mais encore une fois à plus de 10 000km de la maison impossible d’en faire abstraction). Les courants thermiques chahutent bien ces petits coucous et c’est un vrai manège de fête foraine qui durera 1h30 mais quel spectacle étonnant.

Avion & Am&Hm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

94 − 87 =