Bolivie : du Brésil à Sucre par Samaitapa

Bolivie : 17 avril 2019 

Nous passons la frontière Brésil / Bolivie de bonne heure juste après Corumba dernière ville brésilienne. 

La sortie du Brésil sera simple mais longue et désordonnée avec divers contrôles. Direction 500m plus loin pour l’entrée en Bolivie, une première pour nous. Surprise à ce poste frontière, il faut faire les formalités par internet exclusivement, pas facile lorsqu’on est nomade puisque par définition entrant dans un nouveau pays, pas encore de carte SIM locale sur notre 3eme téléphone qui fait office de box, donc pas d’internet embarqué…C’est le seul poste frontière bolivien ayant fait ce pas dans la « modernité » ce qui ne rendra pas les formalités plus courtes en se déchargeant de l’administratif sur nous. 

Nous sommes priés de garer Némo sur le parking de la douane bolivienne et un douanier aux belles RayBan bien clinquantes nous explique où faire les copies de la page de nos passeports avec le tampon de sortie du Brésil (nous avons fait des photocopies de tous nos documents mais au départ de France, donc vierges de tout tampon étranger…) et où s’inscrire sur leur site par internet, 2 ou 3 «cafés-boutiques-épiceries » ayant de fait agrandi leurs compétences 🙂 pour juste quelques réals puisque nous n’avons pas encore de monnaie locale, le boliviano bolivien (1€ = 7,6BOB). 

Forts de nos inscriptions, retour au poste de douane pour, bien sûr, contrôle de tous les originaux, tampons sur les copies, quelques questions, contrôle de Némo, attente suivie du document d’entrée pour notre CC et des passeports dûment tamponnés, le tout en 1h ½, ça aurait pu être pire, le poste de douane fermant pour le déjeuner (et la sieste) 15 minutes plus tard … Sauf qu’il faut se rendre au 1er poste de police pour obtenir un autre laissez-passer, le document de libre circulation sur les routes boliviennes avec son propre véhicule après avoir trouvé un distributeur de billets. 

Le sentiment à ce poste de police de passer pour des pigeons est très palpable, car nous paierons ce papier de « libre circulation » au prix fort puisque dixit le policier, « notre véhicule est bien plus gros qu’une simple automobile », ce qui est vrai bien évidemment, mais il n’existe qu’un seul type de document pour les étrangers circulant à bord de leur véhicule quelle que soit la taille de ce dernier, nous en aurons confirmation plus tard. Quant au reçu des 200 BOB payés en cash (25€ tout de même ce qui est une belle somme pour le pays) pas possible de l’obtenir, j’ai eu bien du mal à faire tamponner le fameux document d’un autre sceau parmi ceux à disposition sur le bureau du policier pour faire plus officiel … 

Nous étions prévenus par d’autres voyageurs que la Bolivie était assez corrompue, même s’il n’y a pas qu’elle en Amérique du Sud 🙁 , dès les 1ères heures avec les officiels nous y sommes … résultat 100 BOB pour le gouvernement et 100 BOB pour le flic, voilà ce qui doit ressembler à la réalité … 

Il est temps de déjeuner à notre tour, l’équivalent de 5€ tout compris pour nous 2

Route environ Sucre cordilliere
Poste de péage avec corde Bolivie
Peage chemin guerite Bolivie
Bivouac champs rte coupée Sica Sica Bolivie

 Les routes boliviennes ne sont pas pires qu’en Argentine ou au Pérou, mais pas meilleures non plus… Les péages existent malgré tout, en voilà 2 beaux exemples ci-dessus 🙂 avec et sans corde de dissuasion… Des travaux existent donc mais les routes sont coupées sans information préalable et pour une durée indéterminée. Cela nous vaudra de bivouaquer parfois en fin d’après-midi dans un champ avoisinant la route étant fermée jusqu’au lendemain 9h, pas de détour possible, en réalité c’est vers 11h que nous reprendrons le voyage 🙂

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