Minas Gerais or et diamants du Brésil

Ouro preto : 15 mars 2019

 

Juste après notre réparation de climatisation nous partons de Rio en milieu d’après-midi en direction du Minas Gerais et des villes de Congonhas, Ouro Preto et Diamantina, tout cela inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco.

Je pensais ne partir de Rio que le lendemain, mais Steve nous dit que nous serions aux environs de Belo Horizonte en moins de 2 heures. C’était sans compter d’énormes embouteillages en sortie de Rio, nous ferons du coup une partie de la route de nuit. Je fais en sorte de ne jamais conduire de nuit eu égard à l’état des routes, à ce qui roule non éclairé et aux animaux de tout poil qui y trainent… 

Effectivement la route à 4 voies serpentant dans les collines entre Rio et Belo Horizonte est dans un état lamentable et je ferai 1 heure de conduite sur la file de gauche, le revêtement de droite n’étant que tôle ondulée et trous, les brésiliens ne semblant pas être gênés outre mesure me doublant pour les plus rapides par la droite…Oui je sais, ce n’est pas bien… 🙂 

Cela dit le style de conduite du pays est pire (ok ce n’est pas une raison, mais quand même …) et c’est un peu pourquoi je me suis maintenu sur la file de gauche, je ne tenais surtout pas à casser la suspension de Némo ou éclater un pneu. 

De nouveau, nous vérifierons que la conduite de nuit dans ces pays est à proscrire sauf impératif incontournable, et il est toujours inconfortable d’établir le bivouac de nuit. 

C’est à Belo Horizonte que l’histoire fera se rencontrer en 1940 les mythiques Kubitschek et Niemeyer et annonce l’aventure fantastique et mégalomane de Brasilia, qui fera l’objet d’un prochain article puisque nous y passerons plus tard. 

Vaste comme la France l’état du Minas Gerais a autrefois fait la richesse du pays avec l’or et le diamant, aujourd’hui avec le fer, la bauxite et les pierres précieuses. Région grignotée par les coups de pelle, parcourue de routes sinueuses sujettes aux glissements de terrain qu’empruntent de lourds camions de mine, elle a fait scandale et la une des médias avec la rupture de 2 barrages en 2016, puis un autre en janvier de cette année et j’ai reçu une alerte depuis le site français du ministère des affaires étrangères  «Ariane » pour la menace d’une nouvelle rupture… 

Mais pour le voyageur, c’est surtout une région d’histoire semée de quelques bijoux d’architecture coloniale grâce au cycle de l’or au XVIIeme. mais aussi rurale, on s’y déplace encore à cheval dans les forêts d’altitude. 

 

Nous voilà arrivés à Congonhas situé entre Belo Horizonte et Ouro Preto, inscrite à l’Unesco pour sa basilique do Senhor Bom Jesus de Matosinhos érigée en 1758 que l’Aleijadinho acheva pour sa décoration extérieure en 1805, travail de sculpteur magnifique qui y investit ses dernières forces. Il a exécuté sur le parvis 12 statues en pierre à savon représentant les prophètes qui annoncent la venue du Christ. Un peu plus bas se succèdent six chapelles abritant des sculptures en bois symbolisant les six stations de la passion du Christ.

Congonhas basilique & Nemo
Congonhas les prophètes devant basilique
Congonhas les chapelles et la basilique
Congonhas les chapelles pres basilique
Congonhas scene flagelation Jesus
Congonhas scene dernier repas

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